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Et si on parlait santé sexuelle ?

L’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) propose une définition de la santé sexuelle : « La santé sexuelle est un état de bien-être physique, émotionnel, mental et social en matière de sexualité, ce n’est pas seulement l’absence de maladie, de dysfonctionnement ou d’infirmité. La santé sexuelle exige une approche positive et respectueuse de la sexualité et des relations sexuelles, ainsi que la possibilité d’avoir des expériences sexuelles agréables et sécuritaires, sans coercition, ni discrimination et ni violence. Pour atteindre et maintenir une bonne santé sexuelle, les Droits Humains et Droits sexuels de toutes les personnes doivent être respectés, protégés et réalisés. »

Face aux infections sexuellement transmissibles (IST) :

Il faut faire attention à sa santé et prévenir les infections et maladies sexuellement transmissibles (VIH, papillomavirus, hépatite B, syphilis, etc).

Le VIH (Virus de l’Immunodéficience Humaine) est un virus mortel qui s’attaque aux cellules du système immunitaire, et les détruit progressivement.
Il provoque une infection qui, en l’absence de traitement, évolue lentement vers le sida.

Il se transmet par voie sexuelle (lors d’un rapport sexuel), sanguine (partage d’aiguilles contaminées) et de la mère à l’enfant (lors de la grossesse, de l’accouchement et de l’allaitement). La transmission de ce virus s’effectue dans certaines circonstances très précises.
Il faut savoir qu’il y a plusieurs phase avant la détection du VIH : une phase sans symptômes apparents, qui peut durer plusieurs années, puis les premières manifestations de l’affaiblissement de l’organisme.

Le VIH est un virus compliqué à détecter, c’est pour cela qu’il est important de prévenir à l’aide :

  • de préservatifs
  • de dépistages :au Centre Gratuit d’Information, de dépistage et de Diagnostic ou en laboratoire avec l’ordonnance d’un médecin.

Il existe également un traitement d’urgence pour les personnes ayant eu un rapport à risque, et un traitement pour les personnes porteuses du VIH.

Le papillomavirus humain, ou aussi appelé le virus du papillome est l’une des IST (Infection sexuellement transmissible) les plus fréquentes et concerne les femmes et les hommes. Il possède plus de 200 génotypes différents : il n’existe pas qu’un seul papillomavirus !

Dans, environ, 90% des cas, les virus sont éliminés spontanément par l’organisme dans les deux ans. Cependant, dans environ 10% des cas, l’organisme ne parvient pas à éliminer le virus et l’infection devient persistante. Si l’infection est du à un papillomavirus à haut risque cancérigène, elle peut être à l’origine de lésions précancéreuses qui, régresses spontanément ou évoluent en cancer (vulve, vagin, col de l’utérus, anus, pénis, bouche, gorge).

Ce virus se transmet à l’occasion de rapports sexuels et/ou des contacts intimes de peau à peau. La contagiosité de l’infection est élevée : environ 60% des partenaires de personnes infectées développeront eux-mêmes une infection. Il est néanmoins difficile de se rendre compte d’être porteur du virus car l’infection est généralement silencieuse.

Il faut donc prévenir cette infection à l’aide :

  • de préservatifs : attention, protection partielle car toutes les zones ne sont pas recouvertes
  • la vaccination (accessible aux filles et aux garçons de 11 ans à 19 ans) : elle prévient de l’infection à certains papillomavirus qui peuvent être à l’origine ses lésions précancéreuses et/ou des cancers du col de l’utérus, du vagin, de la vulve ou de l’anus
  • de dépistages : principalement le frottis chez les femmes et une péniscopie chez les hommes.

L’hépatite B est une maladie virale qui touche le foie. Il se transmet par voie sexuelle et par le sang. Les principaux moyen de la prévenir sont l’utilisation du préservatif, la vaccination et le dépistage qui se fait par sérologie sanguine. Cette maladie peut évoluer vers la guérison, ou vers une forme chronique qui nécessitera un traitement antivirale afin de ralentir son évolution.

La syphilis est une maladie infectieuse sexuellement transmissible par une bactérie. Différents symptômes permettent d’identifier la contamination de la syphilis (ulcération, roséole, syphilides…). Traité par un antibiotique injectable, la prévention reste primordiale. Elle passe par le port du préservatif et le dépistage (obligatoire chez la femme enceinte).

 

Le savais-tu ?

La santé sexuelle c’est également être informé sur les sujets autour de la sexualité.

Le terme sexualité englobe les phénomènes de la reproduction biologique des organismes, les comportements sexuels permettant cette reproduction, et enfin les nombreux phénomènes culturels liés à ces comportements sexuels.

Savais-tu que : depuis début 2022, les femmes de moins de 26 ans peuvent accéder gratuitement aux différents types de contraception sur ordonnance, sans avance de frais.

En effet, l’Assurance maladie prend en charge à 100% le coût de la contraception et les actes qui y sont liés (une consultation par an avec un médecin ou une sage-femme et les examens biologiques potentiels). Cette mesure concerne les pilules hormonales de 1e et 2e génération, implant contraceptif hormonal, stérilet ainsi que les contraceptions d’urgence hormonales et non les préservatifs (internes/externes féminins/masculins), les crèmes spermicides, les patchs, les anneaux vaginaux et les pilules de 3e et 4e génération.

Savais-tu que : la contraception d’urgence peut-être prise jusqu’à 5 jours après un rapport sexuel non ou mal protégé.

L’utilisation du terme « pilule du lendemain » vient en réalité d’un manque d’informations des moins de 30 ans. Dans l’idéal, une contraception d’urgence doit être prise dans les 12 heures après un rapport sexuel non ou mal protégé, mais les pilules connues sous le nom de EllaOne sont efficaces jusqu’à 5 jours. Les pilules à base de lévonorgestrel sont efficaces jusqu’à 72 heures après un rapport sexuel.

Les effets pouvant être néfaste, il existe un autre moyen de contraception d’urgence : le dispositif intra-utérin au cuivre. Il peut être utilisé dans les 5 jours après le rapport et il offre une contraception à long terme. Cependant, c’est une méthode qui nécessite un rendez-vous chez un gynécologue, une sage-femme ou un médecin généraliste.

Savais-tu que : le préservatif féminin existe depuis plus de 20 ans.

Tombé dans l’oubli, ce moyen de contraception protège également des infections sexuellement transmissibles. Commercialisé depuis 1998, ce préservatif était une grande avancée, il permettait aux femmes de devenir actrices de leur sexualité. Seulement, le manque de praticité et de discrétion, le prix plus haut ainsi que l’habitude du préservatif masculin sont les raisons d’un manque d’utilisation de cette protection. Ce préservatif offre tout de même des avantages : il peut être placé 8 heures avant le rapport, il protège davantage l’ensemble des muqueuses, les sensations sont très présentes, la taille unique s’adapte à tous les vagins, c’est une contraception non hormonale et il protège des IST.

 

informations pratiques

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sidaction.org 
papillomavirus.fr 
ameli.fr 
hepatites-info-service.org 
cerballiance.fr
questionsexualite.fr
santemagazine.fr 

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