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Le Piédefer

La moitié de la seigneurie et du marché qui se tient à Viry est acquise par Robert III Piédefer en 1531. Le fief créé prend alors le nom de cette famille de vieille noblesse originaire du Beauvaisis. Le domaine, essentiellement agricole, reste en possession des Piédefer jusqu’à ce que Robert VI le vende à Ferdinand de la Baume, chevalier, comte de Montrevel, seigneur de Savigny-sur-orge et de Viry-sur-orge, en 1623. Il se présente alors ainsi le domaine : « Une grande Maison assise au village de Viry sur Orge consistant en une grande court à l’entrée dans laquelle il y a plusieurs bastimans tant granges pressoirs estable, Plus une autre court pavée dedans laquelle il y a un grand Corps de Logis consistant en cuisine Salle basse chambre haulte cabinets greniers et autres bastimans le tout couvert de thuille un Jardin a costé du grand corps de Logis vers la place ou se tient la foire, un autre grand jardin et clos planter de plusieurs sortes d’arbres dans lequel il y a une grande allée au travers de laquelle passe leau d’une grosse fontaine... ». Endetté, Ferdinand de la Baume se sépare, en 1630, du manoir et d’une partie des terres au profit de Robert Pousselin, seigneur de Maurigny. Ce nouveau fief, composé des terres de Viry situées sur le côteau arrosé par d’importantes sources, est dès lors appelé Piédefer d’Aiguemont, pour le distinguer du reste du fief de Piédefer resté en la possession du seigneur de Savigny. Le fief agricole se transforme en domaine de plaisance qu’achète Nicolas Loir, peintre ordinaire du roi Louis XIV, en 1664.

Geneviève Poncet de la Rivière, déjà propriétaire du fief des Marches depuis 1682, entreprend de redonner de l’éclat au domaine avec l’aide de son frère Michel, évêque d’Uzès. Il est ainsi à l’origine de la construction «d’un grand pavillon formant un sallon nouvellement construit en haut d’une terrasse en excédent en dehors les murs de cloture de ses jardin...» et de la décoration de la grotte aux coquillages.

Au XVIIIe siècle, sept propriétaires s’y succèdent. La comtesse de Baugé le conserve pendant 45 ans. Le domaine et ses jardins à la française en terrasses sont magnifiques comme en témoigne le plan aquarellé du terrier, registre dressé en 1782 pour établir les biens et possessions de Charles de Vintimille marquis du Luc et de Vins dans la seigneurie de Viry.

De 1785 à 1810, le domaine appartient à René Jérôme Botterel-Quintin, maire de Viry-Chatillon. Il entreprend de profondes transformations dans les jardins. En 1810, Louis Nicolas Davoust, duc d’Auerstaedt, prince d’Eckmûhl se l’approprie. Ce maréchal de France le loue à un autre illustre officier, le maréchal Jourdan. A partir de 1825, la valse des propriétaires reprend. En 1849, la maison de campagne se compose de quatre bâtiments autour d’une cour et d’un grand enclos en pente attenant à la maison qu’il domine, distribué en parterre, jardin potager, fruitier, jardin anglais, terrasses, rocher et rivière et d’un pavillon à l’extrémité supérieur du jardin.

Pendant la guerre 1914-1918, le docteur Mougin, propriétaire des lieux, en fait une maison de convalescence pour les aviateurs surnommée «la maison pour oiseaux blessés». En 1929, les pères missionnaires du sacré cœur de Saint-Quentin y fondent un petit séminaire et font construire de nouveaux bâtiments et une chapelle. Les allemands l’investissent pendant l’occupation.

En 1992 et 1993, la commune rachète le domaine. Une première tranche de travaux, côté parc, permet l’installation de services municipaux puis de la salle des mariages. Une seconde tranche de travaux aboutit à l’inauguration de l’espace culturel Condorcet le 29 janvier 2000. Le domaine de Piédefer aborde le XXIe siècle sous les meilleurs auspices.

Coordonnées

Hôtel de ville
Place de la République
91170 Viry-Chatillon
01 69 12 62 12
accueil@viry-chatillon.fr


Horaires d'été
Du 18 juillet au 15 août, du lundi au vendredi de 8h30 à 12h et de 13h30 à 17h30 (fermeture le jeudi matin).

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